Namnam a lu : Les Autodafeurs, tome 1, de Marine Carteron

 Autodafeurs
Titre : Les Autodafeurs, t.1 | Auteur : Marine Carteron | Nb pages : 336

J’ai essayé de farfouiller au coeur de la blogo, à la recherche d’avis sur ce livre… Tout ceux sur lesquels je suis tombée faisaient mouche : un livre génial ! Eh bien… Je ne coupe pas cet avis à la hache, mais je ne le défends pas non plus. Génial me semble largement trop, je dirais plus franchement sympa avec, cependant, de gros bémols. Eh oui, il faut toujours que je chipote haha.


À la mort de leur père, Auguste, un lycéen d’aujourd’hui, et sa petite sœur Césarine, autiste géniale, sont plongés tête la première dans une guerre secrète. Elle oppose depuis des siècles, La Confrérie et Les Autodafeurs. Nos deux héros vont devenir malgré eux les acteurs de ce conflit millénaire. Son enjeu ? Le contrôle du savoir et la main mise sur sa forme la plus ancienne : Les livres…


 

J’aurais eu envie de dire de ce roman que ce fut une très bonne lecture, sans même lui accorder un coup de coeur. Pouvoir clamer qu’il m’a énormément plu, peut-être même aller jusqu’au génial… Comme souvent, j’aime être dans le mitigé, mais ce bouquin a rassemblé plusieurs bons points.

La base même de l’histoire : un livre qui parle de livres ? Je dis oui ! Clairement, l’intrigue est très intéressante, cette aventure pour défendre la source première de savoir, pour faire plus simple, une véritable éloge des livres et de leur importance dans la vie des Hommes. La manière dont cela est traité n’est pas forcément innovante au premier abord : l’éternel combat entre le bien et le mal, ou du moins, un groupe représentant le bien qui doit vaincre les méchants de l’histoire. Je schématise énormément, mais la lutte se présente comme ça. Sauf que, les vilains méchants, ils ne veulent pas la destruction du monde, ça change un peu. Ils sont beaucoup plus pervers, puisqu’ils veulent la maîtrise des esprits. Ici, le monde est bel et bien en jeu, mais pas parce qu’on veut l’anéantir, mais le manipuler. Les Autodafeurs, donc, ceux qui veulent la destruction des livres, veulent tout simplement éradiquer la principale source de savoir pour rendre l’Homme encore plus manipulable qu’il ne l’est déjà, puisqu’il n’aurait plus cette liberté de penser qui vient au cours de la connaissance assimilée, qui nous permet de faire nos propres choix. On peut continuer avec n autre schémas : rendre l’Homme idiot au possible pour le mener à la baguette. Et c’est justement tout cela que je trouve fichtrement intéressant, surtout dans notre société où la génération actuelle n’est pas la plus adepte de lecture, et se dit que de toute manière, la connaissance  issue des cours suffit amplement, ou qu’encore, si elle veut se cultiver elle n’a qu’à aller sur internet, et renie de cette manière la source première du savoir. Si je tire bien un message de ce roman, c’est nettement celui de lire tant qu’on en a la chance, tant qu’il n’y a pas d’Autodafé à l’échelle mondiale. ( Parce qu’après lecture, je me dis qu’une organisation de l’envergure des Autodafeurs, ça fait quand même flipper ! )

Du coup, les passages sur les livres m’ont beaucoup plu. Que ce soit de vieux textes cités, comme dans le chapitre intitulé « qu’est-ce qu’un livre ?« , ou dans les description faites de lieux recelant de ces ouvrages, comme dans le chapitre « les trois mousquetaires » où est décrite la salle de classe de De Vergy, professeur de français. Salle atypique, mais qui éveille l’imagination, qui fait rêver. ( Admettez, vous auriez voulu une classe de ce genre hein ? Ouvrages sur tous les murs, d’énormes pouf, quoi de mieux ? ), ou encore, la description de la bibliothèque des grands parents du narrateur.

D’ailleurs, parlons des personnages. Revenons à De Vergy, le fameux prof de français. Je suis assez mitigée sur lui, il est plutôt chouette bien que lourd par moment, mais je ne peux m’empêcher de me méfier de lui… Drôle d’impression. Néné, alias le meilleur ami d’Auguste est particulier, mais assez plaisant. Peut-être le style bon campagnard, mais ça ne l’empêche pas d’être calé dans ses domaines et d’être d’une grande aide. Les grands-parents et les parents Mars sont assez géniaux dans leur genre, tous surprenants, et des caractères très agréables, surtout à l’égard de Césarine, la petit soeur, 7 ans et atteinte du syndrome d’Asperger. J’aime tellement l’écoute qu’ils lui portent, sans jamais être dans la pitié, et se foutre du « autiste » en nommant ça « artiste », pas un seul instant est évoqué une tristesse vis à vis de leur fille. Elle est de loin mon personnage préféré, avec sa vision du monde – que l’on découvre à travers ses pages de journal – très différente, mais dans laquelle je me retrouve étrangement.
Et le seul personnage qu’il reste… J’ai nommé narrateur principal,  Auguste Mars ! C’est là où je ne peux pas dire que ce livre est génial, parce que ce narrateur est insupportable, l’ado de 14 ans tête à claques je vous prie ! Imbu de lui-même, il s’agit du personnage narcissique par excellence, et pour souligner mon propos je vous ai retenu quelques passages au cours de ma lecture : « ce sport avait été tout spécialement inventé pour moi », « comme si les mots avaient dormi dans mon esprit en attente de ce jour », rien que ça oui. Mais comment vous dire, ce n’est pas tout. En plus d’avoir un sacré ego, il est parfaitement idiot, à juger quelqu’un de « gros tas », ou de penser que « son père ressemblait à une grosse limace obèse ». Bonjour mentalité. Puis il est régi par les stéréotypes car selon lui, un homme tatoué de partout, avec un style rock ne peut pas être prof…

Le roman m’a semblé bourré de stéréotypes, comme par exemple la titulaire complète quand maman Mars est en colère… C’est tellement cliché… En plus, combiné aux majuscules et 3 points d’exclamations. C’est le niveau de colère ultime ? Un seul point d’exclamation suffit et spammer ne servira pas à accroître la colère..

Enfin, le langage… Autant dire que je n’en suis pas friande. Marine Carteron sait bien reproduire la manière de s’exprimer d’un ado parisien de 14 ans, mais c’est tellement l’ado tête à claque que je ne supporte pas haha. Les comparaisons avec la vie de tous les jours ne m’ont pas aidé, comme des références aux émissions TV. Le tout m’a semblé plus superficiel que pertinent.

J’admets m’être demandée si je lirais la suite de la trilogie suite à ce personnage qui m’a semblé détestable mais vu la tournure de l’intrigue, je suis bien obligée, parce qu’elle a su gagner en intensité. En espérant qu’Auguste sache évoluer.

Note : tea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05atea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05atea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05ahot_cup_of_tea_by_mouiikara (3.5/5)

 

Et vous, qu’avez-vous pensé d’Auguste et de son aventure ?

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4 réflexions sur “Namnam a lu : Les Autodafeurs, tome 1, de Marine Carteron

  1. Chère Naomi,

    Pour tout dire, si mon Auteure a fait de mon frère un ado tête à claques insupportable, c’est fait exprès ! Sinon, comment le faire évoluer dans les Tomes suivants si il est « parfait » dés le début ?
    Déjà que moi je suis exceptionnelle… 😉

    Bises et merci pour ta chronique

    Cés(m)arine

    Aimé par 1 personne

    1. Je ne demande pas un ado parfait, mais je comprends tout à fait, juste qu’il s’agit d’un de ces adolescents que je ne supporte pas donc il m’a été difficile de tenir à ses côtés. Mais je suis pressée de voir son évolution.
      Bises et merci pour ce commentaire, très bonne continuation !

      J'aime

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