Namnam a lu : Les liaisons dangereuse, de Laclos.

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Titre : Les Liaisons Dangereuses | Auteur : Laclos | Nombre de pages : 494. 

      Qui ne connait pas ce roman ? Même sans l’avoir vu, vous en avez forcément entendu parler : un des plus grands classiques ! Peut-être que vous l’avez étudié en cours, peut-être l’avez-vous lu pour votre culture générale, par envie. Et peut-être, enfin, vous n’osez pas vous lancer, vous ne savez pas ce qui vous attend. Je dois avouer que si je ne l’aurais pas lu dans le cadre des cours (plus particulièrement, ces fameux TPE), hé bien je ne me serais probablement jamais lancée dans cette lecture de mon plein gré. Les romans épistolaires ne sont pas mon péché mignon, et c’est un bouquin assez conséquent : livre de poche, ok, mais voyez la taille un peu. Au final, j’ai su me laisser plus ou moins séduire au fil de ma lecture.


La jeune Cécile de Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.


 

Si le libertinage tel qu’on l’entend au XVIIIe siècle vous intéresse, alors lancez-vous dans cette lecture ! Ce roman en est parfaitement représentatif, on comprend pourquoi il a pu faire controverse, il étale magnifiquement les moeurs de l’époque au grand jour.

Ce fut une lecture assez longue, je ne vais pas cachée que je me suis ennuyée à certains moments. Certains lettres sont répétitives, entre les personnages qui ressassent sans cesse la même chose, et les autres qui y font référence : au bout d’un moment, on a compris. Suivant les missives, l’écriture est assez lourde, ce qui rend la lecture encore un peu plus longue. Mais il y a des passages très beaux, et je vous ai dégoté ma citation préférée :

« Malheureusement, quand les journées sont si longues, et qu’on est désoccupé, on rêve, on fait des châteaux en Espagne, on se créé sa chimère ; peu à peu l’imagination s’exalte : on veut embellir son ouvrage, on rassemble tout ce qui peut plaire, on arrive enfin à la perfection ; et dès qu’on en est là, le portrait ramène  au modèle, et on est tout étonné de voir qu’on  n’a fait que songer à vous. »
Lettre CVIII, Danceny à Merteuil. 

Mon ennui a été appuyé par les « je t’aime moi non plus », ou les « je t’aime maiiiis… », merci bien mais c’est lassant. La correspondance entre Cécile de Volanges et Danceny est toujours basée sur la même chose à mes yeux, et c’est un peu de même pour les lettres de Valmont et madame de Tourvel. Cependant, elles ont  » plus de profondeur  » si je puis dire. Elles sont plus intéressantes car il s’agit de tout un processus de manipulation qui certes, se fait tout en longueur, mais qui montre la perversion du personnage. Le plus important selon moi dans cette oeuvre, ce n’est pas l’histoire parce qu’on sait plus ou moins à quoi s’attendre. Il s’agirait plus de la manière dont écrivent les personnages et surtout, leur psychologie, ce qui fait qu’une étude de ces derniers doit être intéressante.

Venons en d’ailleurs à eux. L’histoire tourne autour de 5 personnages principaux : Mme de Merteuil et mr de Valmont sont étroitement liés, ce sont nos deux libertins, des personnages purement machiavéliques. La Présente de Tourvel, Céciles de Volanges et le chevalier Danceny sont tout trois de malheureuses victimes, qui sont tout de même pleins de crédulité…
Valmont est le personnage que j’ai clairement préféré. ( suivi de Mme de Merteuil, oui j’aime les méchants. ♥ Plus sérieusement, c’est les perso’ qui semblent les plus complets, les plus aboutis. ) J’aime vraiment cette perversion qu’ils possèdent, dans le sens où ils établissent des plans parfaits pour faire souffrir les autres. Si c’est pas être tordu, ça ! ( Et dire que ça me plaît bien.. Vous pouvez le dire, je dois être fracassée. :’) ) Merteuil excelle dans la méchanceté et les plans machiavéliques, mais elle paraît trop parfaite dans cela. Et c’est là que je trouve Valmont plus intéressant : comme je l’ai déjà dis, ses plans sont tout en longueur car il affronte des échecs. Mais son obstination est telle qu’il continue jusqu’à réussite. De plus, sa manipulation est constante, il adapte même sa plume suivant son destinataire.

La fin du roman est superbe et surprenante pour moi. En réalité, c’était la partie la plus haletante, grosso modo pour donner une tranche, les 100 dernières pages ( voire les 50 dernières ) étaient assez frénétiques, les lettres s’enchaînaient avec une grande facilité.
Je ne pense pas que ce soit un roman à lire d’une traite, parce qu’il peut facilement être assommant. En lire un peu chaque jour, en alternant éventuellement avec une autre lecture peut s’avérer bénéfique pour ne pas étouffer sous l’amas de lettres. Ce fut donc une lecture plutôt mitigée pour moi, mais je ne regrette pas.

Note : tea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05atea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05atea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05a (3/5)

 

Et vous, avez-vous l’esprit libertin ? 

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8 réflexions sur “Namnam a lu : Les liaisons dangereuse, de Laclos.

      1. Oh oui je me souviens de ta passion pour l’Australie ! C’est vraiment chouette que tu puisses y retourner et en profiter, surtout que tu y es seul là, ça doit vraiment être une expérience enrichissante.

        Aimé par 1 personne

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