Namnam a lu : 1Q84, livre 1, de H. Murakam

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 Titre : 1Q84, livre 1. | Auteur : Haruki Murakami | Nombre de pages : 550 

      Les avis sont plutôt mitigés sur ce roman : soit on aime, soit on n’aime pas. Rares sont les personnes se trouvant au centre, qui font un peu partie des deux catégories.
Par chance ( ou malchance, à vous de choisir. ), je suis une de ces personnes. Mais avant même de commencer la critique, 1Q84, ça se prononce comment ?
Le plus simple serait de lire ce titre en anglais, soit « one Q [kyu] eighty four. » car Murakami a glissé un petit jeu de mots ; en effet, Q en anglais se prononce de la même manière que 9 en japonais, c’est-à-dire, kyu. Voilà pour le titre !
Et maintenant, 1Q84, ça parle de quoi ?


L’intrigue se porte sur deux personnages que l’on retrouve alternativement dans les chapitres : Aomamé, professeure d’arts martiaux, également engagée pour « faire passer de l’autre côté  » les hommes faisant subir des violences aux femmes ; et Tengo, professeur de mathématiques, écrivain à ses heures perdues n’ayant pas réussi à publier son propre roman et qui se retrouve embarqué par son éditeur pour réécrire le livre d’une jeune auteure.


      Les deux personnes sont liées, ça, on s’en doute, sinon il n’y aurait pas un chapitre sur Aomamé, puis un sur Tengo. On en découvre les raisons plus l’histoire se tisse.
Il y a également un rapport entre un monde parallèle à 1984 appelé « 1Q84 ». Peut-être est-ce là une des raisons de leur lien ? Cette histoire de monde parallèle peut être franchement sympa, tout un tas d’action peut s’offrir à nous sans que l’on sache ce qu’il va réellement se passer : bref, ça attise la curiosité du lecteur. Mais ce n’est franchement pas dans le tome 1 que cette curiosité sera assouvie. Disons le honnêtement : ce tome sert simplement d’exposition, de mise en place de l’intrigue et de découverte des personnages.

      Les portraits sont fouillés, ce qui est bien d’ailleurs, on peut assimiler les caractères des protagonistes. Mais au final, c’est assez plan-plan, ils ont leur routine donc ça tourne rapidement en rond. C’est un roman vraiment trop lent à mon goût, et je me demande comment Murakami a pu faire pour pondre autant de pages pour aussi peu d’action. ( Je pense qu’avec une centaine de pages en moins, le résultat aurait peut-être été mieux. )

      Au cours du roman se développe également une histoire de secte religieuse dans laquelle serait impliquée l’auteure du livre que Tengo se doit de réécrire. Au début, je me suis clairement demandée ce que cette histoire venait faire là, si ce n’était pas dans l’unique but de rajouter de la matière à ce tome. Mais non. Peu à peu, on comprend quel lien cela a avec le reste de l’intrigue. Mais pour cela, il faut s’accrocher, car c’est une partie que je trouve assez dure à comprendre. Ce qui rend la compréhension aussi dure, selon moi, c’est le fait que cette intrigue ne soit pas  » récurrente « . C’est-à-dire que l’on en parle pas tous les deux ou trois chapitres, au contraire. Six chapitres peuvent s’être écoulés avant qu’on en refasse illusion. Et quand c’est le cas, on en découvre plus grâce à un monologue interminable. Il ne faut donc pas perdre le fil.

      Quand on a passé tout ça, il y a la fin du tome. On peut s’attendre à avoir un suspens énorme. Mais à mes yeux, cette fin, c’est un peu une arnaque. Elle nous tombe dessus, comme ça, elle semble un peu bâclée, il y manque quelque chose. Pour certains, ça ne les pousse pas à lire la suite. Pour d’autres, tels que moi, ça les pousse à poursuivre, parce qu’ils veulent mettre des mots et des actions sur ce « manque ».

      J’ai rassemblé beaucoup de point négatifs, mais il y en a aussi des positifs — forcément, sinon je n’aurais pas un tant soit peu aimé. Tout d’abord, l’écriture. Ce n’est pas la plus magnifique, il y a des plumes bien plus belles, mais ça reste tout de même agréable. Il y a une certaine touche de délicatesse que l’on retrouve dans la littérature japonaise, et ça apporte de la fraîcheur au livre.
Ensuite, les personnages. Surtout les secondaires. Fukaéri, par exemple, est totalement mystérieuse et singulière, on veut toujours en savoir plus sur elle. Il y a Komatsu, aussi, qui sort du commun.

      Bref. Pour conclure, je vous dirais que si vous voulez vous lancer dans du Murakami, ne commencez pas par celui-ci. Il est peut-être un peu compliqué par moment, puis mieux vaut vous lancez dans un seul tome que dans une trilogie. Ce n’est franchement pas le meilleur roman de cet auteur. Malgré tous les aspects négatifs que j’ai exposé, je vais tout de même lire la suite — les tomes 2 et 3 se trouvent dans ma PAL* de toute façon !
* pile à lire. 

Sceptique ? Vous ne savez pas quoi en penser ?
Vous pouvez aller jeter un coup d’oeil à l’article de Plume de Cajou, qui, elle-même, partage d’autres critiques ! N’hésitez pas à fouiller pour vous faire un meilleur avis. 

Note :  tea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05atea_and_books_avatar_by_kezzi_rose-d5xt05ahot_cup_of_tea_by_mouiikara  (2.5/5)

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6 réflexions sur “Namnam a lu : 1Q84, livre 1, de H. Murakam

  1. En effet, 1Q84 n’est pas une lecture facile. J’aime beaucoup Murakami. Pour le découvrir si on ne l’a jamais lu avant, je recommende vivement « La balade de l’impossible », un très, très beau livre (beaucoup plus accessible aussi). Après, si on aime les essais, il y a « Underground », il éclaire énormément son oeuvre de fiction et permet de la mieux la comprendre (surtout pour des titres légèrement obscures comme 1Q84).

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ce commentaire !
      « La balade de l’impossible » est vraiment magnifique, c’est vrai ! Si je me souviens bien, c’est le deuxième livre de Murakami que j’ai lu, j’avais débuté avec « Saules aveugles, femme endormie » que j’avais plutôt bien apprécié. Mais mon préféré reste « Kafka sur le rivage », que j’ai trouvé très fort.
      Je me laisserais tenter par « Underground » alors, surtout s’il éclaire son oeuvre, ça ne peut être qu’intéressant !

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    1. A vrai dire, je te conseille la lecture. Le tome 1 ne m’a pas plus, mais j’ai enfin pu lire la suite : et c’est franchement mieux selon moi ! Puis ça reste un classique de la littérature nippone maintenant, alors je pense que c’est toujours intéressant à lire. ^^

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